
Golden Visa Espagne supprimé en 2025 : quelles alternatives pour investir à Madrid ?
Golden Visa Espagne supprimé en 2025 : quelles alternatives pour investir à Madrid ?
Le Golden Visa Espagne supprimé en 2025 marque la fin d'une ère pour les investisseurs hors UE. Pendant dix ans, un achat immobilier de 500 000 € ouvrait droit à un titre de séjour. Ce dispositif n'existe plus, mais investir à Madrid et y obtenir un statut reste tout à fait possible. Cet article fait le point sur ce qui a changé et sur les alternatives au Golden Visa à Madrid réellement applicables aujourd'hui.
La fin du Golden Visa immobilier : ce qui a vraiment changé
Le gouvernement espagnol a voté l'abrogation du visa de résidence par investissement, en vigueur depuis 2013. La justification officielle vise la pression immobilière dans les grandes villes comme Madrid et Barcelone. Concrètement, depuis avril 2025, un simple achat de bien ne donne plus accès à un titre de séjour.
Les dossiers déposés avant l'entrée en vigueur de la loi restent traités selon l'ancien régime. Mais pour tout nouveau projet, la voie immobilière directe est fermée.
Une précision importante : cette suppression ne concerne que le titre de séjour. Acheter un appartement à Madrid demeure parfaitement libre pour un étranger, qu'il soit résident ou non. Vous pouvez toujours acheter un bien à Madrid avec un accompagnement complet, obtenir votre NIE et investir sereinement.
Vous êtes Français ou citoyen UE : aucun impact sur votre projet
Si vous êtes ressortissant de l'Union européenne, le Golden Visa ne vous concernait déjà pas. Vous bénéficiez de la libre circulation et pouvez vous installer à Madrid sans visa.
Vos seules formalités sont administratives :
- l'obtention du NIE, le numéro d'identification d'étranger ;
- l'inscription au registre des citoyens UE (certificat de résidence) ;
- l'empadronamiento à la mairie une fois installé.
Pour les Français, la fin du Golden Visa ne change donc rien. Le vrai sujet reste la fiscalité et le financement, que nous abordons plus bas.
Le visa non lucratif : l'alternative reine pour les non-UE
Pour les investisseurs hors UE, le visa non lucratif Espagne est souvent la solution la plus directe. Il s'adresse aux personnes disposant de revenus passifs suffisants (loyers, dividendes, pension, épargne) qui souhaitent résider en Espagne sans y travailler localement.
Les conditions principales en 2025 :
- justifier de revenus ou d'une épargne d'environ 28 800 € par an pour le demandeur principal, plus environ 7 200 € par personne à charge ;
- disposer d'une assurance santé privée en Espagne ;
- présenter un casier judiciaire vierge.
Ce visa se combine très bien avec un projet immobilier. Vous achetez un appartement à Madrid pour vous loger ou pour le louer, et vous justifiez votre résidence par vos revenus. C'est un montage prisé des retraités et des rentiers. Notre guide pour prendre sa retraite en Espagne détaille les implications en matière de santé et de pension.
Le visa nomade digital et le statut d'entrepreneur
Depuis la loi sur les startups, l'Espagne propose un visa pour télétravailleurs étrangers, le visa nomade digital. Il vise les salariés ou indépendants travaillant pour des entreprises situées hors d'Espagne.
Ses atouts :
- un revenu requis d'environ 2 650 € net par mois ;
- l'accès possible au régime fiscal avantageux de la loi Beckham ;
- une procédure plus rapide que les visas classiques.
Le visa entrepreneur, lui, s'adresse à ceux qui créent une activité innovante en Espagne, sur présentation d'un plan d'affaires validé. Pour un investisseur immobilier souhaitant développer une activité de location à Madrid, cette piste mérite une étude personnalisée. Un panorama complet des différents visas espagnols vous aidera à identifier le bon profil.
La loi Beckham : l'argument fiscal qui remplace l'attractivité du Golden Visa
Le Golden Visa attirait par sa simplicité. Aujourd'hui, le vrai levier d'attractivité de Madrid est fiscal. Le régime des impatriés, surnommé loi Beckham, permet aux nouveaux résidents éligibles d'être imposés à un taux fixe de 24 % sur leurs revenus de source espagnole, jusqu'à 600 000 €.
Ce statut transforme l'équation pour un cadre, un dirigeant ou un nomade digital qui s'installe à Madrid. Nous détaillons les conditions dans notre article dédié à la loi Beckham en Espagne.
Pour les investisseurs qui restent non-résidents fiscaux et louent un bien, c'est l'IRNR qui s'applique. Avant tout achat, comparez votre situation avec notre comparateur fiscal Espagne/France et lisez notre guide sur la fiscalité du propriétaire non-résident.
Investir à Madrid sans Golden Visa : la stratégie qui reste gagnante
La disparition du visa ne retire rien à la solidité du marché madrilène. Les quartiers prime comme Salamanca affichent des prix de 6 500 à 9 000 €/m², tandis que Chamberí et Retiro oscillent entre 5 000 et 7 000 €/m². Pour des rendements locatifs plus élevés, des secteurs comme Tetuán ou Arganzuela restent intéressants.
Quelques points clés à anticiper côté budget :
- un apport minimum de 30 % pour un acheteur non-résident financé par une banque espagnole ;
- des frais d'achat d'environ 10 à 12 % (ITP de 6 % dans la Communauté de Madrid, notaire, registre, avocat) ;
- l'IBI annuel et, le cas échéant, l'impôt sur la fortune.
Estimez votre budget total avec notre simulateur de frais d'achat et votre capacité d'emprunt avec le simulateur de prêt. Pour bâtir une stratégie de rendement, notre guide sur l'investissement locatif à Madrid compare les quartiers.
Concrétisez votre projet madrilène
La fin du Golden Visa ne ferme aucune porte sérieuse : elle pousse simplement à structurer son projet avec méthode, entre choix du visa, optimisation fiscale et sélection du bien. Prêt à investir à Madrid avec une équipe française sur place ? Contactez notre équipe Triadica pour un accompagnement personnalisé, de la stratégie de résidence jusqu'à la signature chez le notaire.


